• Je me souviens maintenant, cette nuit-là, les coups de feu...

    J'étais impressionnée mais étrangement à l'aise, comme si j'étais à ma place. Je frappais à la porte car je ne distinguais aucune sonnerie.

    C'est une dame âgée d'une soixantaine d'année qui vint m'ouvrir. Elle avait un tablier bleu et blanc à carreaux avec des gants.

    Moi : Bonjour, pardonnez-moi vous deviez être occupée !

    Fumiko : Elly, ma belle...Si tu savais comme j'ai attendu que ce jour vienne.

    Je l'observais, elle m'observait le yeux brillants, emplis d'amour. Je sentais qu'elle faisait tout pour ne pas me brusquer et me mettre à l'aise.

    Moi : C'est vrai ? Vous ne m'avez pas oublié ?

    Fumiko : S'il te plait, je sais que ta mémoire te joues des tours mais tutoie-moi. Tu l'as toujours fait. Me dit-elle avec un beau sourire.

    Moi : Aidez...Aide-moi ! Je ne me rappelle plus qui je suis.

    Fumiko : Suis-moi ! Dit-elle avec douceur en prenant ma main.

    Je la suivis, elle me laissa entrer dans une chambre d'enfant, me demanda d'observer la pièce jusqu'au moindre détails et de fermer les yeux. Je lui obéissais mais quand je les rouvris, elle n'était plus là. Tous ses souvenirs m'appartenaient et pourtant ils étaient comme prisonnier.

    Jusqu'à ce que ma nurse réapparaisse. Je la regardais perdue.

    Fumiko : Le lapin sur ton lit, tu l'appelais Pinou le Lapinou, il t'a suivi du berceau jusqu'à tes 12 ans. Mais tu m'as toujours suppliée de le garder.

    Tu aimais danser, on t'appelait Ballerina car la danse classique coulait dans tes veines. Tu tenais ça de ta maman. Tu as hérité de sa grâce et sa beauté.

    Tu as un cœur en or, une douceur et une ténacité que peu de personne réunisse. Petite déjà tu savais que tu voulais aider ceux qui en auraient le plus besoin. Tes parents t'on inculqué des valeurs d'amour, de passion et de partage et tu étais leur petite fierté....

    Nous fîmes le tour du château, elle me montra la chambre où je dormais le soir de l'accident. Une fois assise sur le lit tous me revins d'un coup, en avance rapide comme si je revivais l'histoire de ma vie... La tête entre les mains je me mis à pleurer...

    Fumiko par respect m'attendit dans le salon avec une tasse de thé. Elle me connaissait si bien, ma confidente...


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :